Inflation du taux de change en RDC : le gouverneur de la Banque Centrale du Congo échappe à l’épée de Damoclès !

Sans doute, l’épée de Damoclès planait au-dessus de la tête du gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo Mwana Nyembo. Celui-ci s’en est échappé belle le mercredi 29 juillet dernier, au cours d’une séance extraordinaire du Comité de Politique Monétaire sous sa présidence. Il ressort de cette séance extraordinaire deux points essentiels à savoir : le marché des changes ; et le marché des biens et services. Toutefois, il sied de noter que cette séance extraordinaire rentre dans le cadre de la politique proactive voulue par la BCC qui suit de près l’évolution des indicateurs macroéconomiques.

Sur le marché des changes, Déogratias Mutombo a expliqué qu’après avoir enregistré de fortes volatilités à partir de fin mars 2020, le Franc Congolais a connu une accélération de sa perte de valeur face au dollar américain au deuxième trimestre avant qu’un ralentissement ne s’observe en début du troisième trimestre. Ainsi, a-t-il précisé, le 28 juillet 2020, le cours de la monnaie nationale s’est établi à CDF soit 1.969,32 le dollar américain, accusant ainsi un taux de dépréciation mensuel et cumulé respectif de 3,17% et 15,04% contre 2,23% pour l’ensemble de l’année 2019.

Il a, par ailleurs, signalé que le 27 juillet 2020, les réserves de change se sont établies à USD 836,11 millions, soit 3 semaines et 2 jours d’importations des biens et services sur ressources propres, enregistrant une baisse de 4,9% rapport à fin juin de l’année en cours.

Sur le marché des biens et services, le gouverneur de la Banque Centrale du Congo renseigne qu’à la quatrième semaine du mois de juillet 2020, le taux d’inflation en rythme hebdomadaire s’est établi à 0,79% contre 0,78%, respectivement à la troisième et à la deuxième semaine du mois sous revue. En rythme mensuel, dit-il, contre une moyenne de 1,45% aux 5 premiers mois de l’année et 0,19%, à la période correspondante de 2019. Dans la foulée, il a rappelé qu’en glissement annuel 14,22%, contre respectivement 2,35% et 4, 17% à la période correspondante de l’année 2019.

Cette situation, a-t-il indiqué, résulte des chocs tant externes qu’internes, caractérisés notamment par des effets négatifs dus à la crise de la COVID-19 qui, du reste, a conduit le Comité de Politique Monétaire à prendre des mesures aux fins de contenir les pressions sur le marché et renforcer ainsi la stabilité du cadre macroéconomique. Ces décisions, a-t-il expliqué, visant à ponctionner la liquidité via l’activation des instruments à savoir : réserve obligatoire et Bon BCC.

D’où, le Comité de Politique Monétaire sollicite l’accompagnement du gouvernement par des mesures visant notamment à resserrer davantage la liquidité sur le marché.

Christian Okende

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