Pas de production des passeports biométriques en RDC: le consortium SEMLEX vient de couper tout signal à ces opérations!  

Depuis lundi 24 Aout dernier, la RDC n’est plus en mesure de produire et de délivrer les passeports biométriques aussi bien diplomatiques, ordinaires que de service. Et pour cause, le Consortium SEMLEX qui produisait les passeports au pays vient de couper tout signal relatif à ces opérations parce que désabusé par le Ministère des Affaires étrangères qui, du reste, incapable d’honorer ses derniers engagements en la matière. Comme quoi, le fonctionnement de ce ministère, préoccupe au premier plan, ses 1.200 agents et cadres repartis dans douze directions.

Ainsi, ils ne peuvent plus percevoir le bonus sur le passeport, d’où découle la prime mensuelle, le transport et le remboursement des crédits. Aussi, l’Etat congolais va perdre près de 9 millions de dollars américains pour une période d’une année.

La problématique de production et de délivrance des passeports biométriques RD Congolais est loin de finir. Après le retrait de l’entreprise belge Semlex de ce marché juteux, la production de ce précieux document était revenu à la RDC, précisément à l’Hôtel des monnaies de la Banque centrale du Congo. Mais fort malheureusement, la RDC n’est plus en mesure de produire et de délivrer les passeports biométriques. Cela se justifie par le fait que le Consortium SEMLEX qui s’en chargeait à couper tout signal relatif à ces opérations, suite à l’échec des négociations entre les deux parties.

Ce qui cause, par conséquent, une léthargie sur le fonctionnement du ministère des affaires étrangère car, pas moyen de renouveler le passeport jusqu’à nouvel ordre. Cette situation qui impacte négativement le fonctionnement de ce ministère, risque de faire perdre à l’État congolais près de 9 millions de dollars américains, selon les agents de la direction de la chancellerie, pour une période d’une année.

Du coup, à en croire les mêmes sources, la RDC devra s’attendre à un isolement de ses ressortissants, estimés à 130 000 à l’étranger, incapables de renouveler leurs passeports. Pendant cette trêve, les missions officielles à l’étranger seront empêchées, quelles que soient l’urgence et la nécessité.

Préoccupés par cette question ,1.200 agents et cadres repartis dans douze directions de ce ministère ont constaté que la fin du contrat RDC-SEMLEX est en train d’être mal négociée comme à son début. A la fin du contrat, font-ils remarqué, il n’y a pas eu d’évaluation, l’entreprise belge n’a pas honoré ses engagements comme stipulés à l’article 10 dudit contrat et elle n’a pas presté pendant 5 ans comme convenu. 

« Soulignons à cet effet : 6 mois de retard dans le lancement du projet, 9 mois de grevé au Ministère des Affaires Etrangères, plus ou moins 4 mois de confinement de la Commune de la Gombe suite à la Pandémie de la Covid-19 », ont-ils souligné. Ils notent également la marginalisation des techniciens au profit des personnes étrangères au Ministère pour la gestion du projet et des serveurs.

Cependant, malgré la négociation biaisée de ce contrat, les agents ont relevé quelques points positifs dudit contrat , entre autres, la crédibilité et la fiabilité de ce passeport sur le plan international, la rapidité dans le processus de production et de délivrance, les reproches sécuritaires sont quasi inexistantes, les ruptures de stock n’ont pas été enregistrées et enfin, il y a régularité des encaissements de la qualité due à l’État.

Selon les sources proches de la direction de la chancellerie, la rupture sans transition depuis juin 2020 du contrat avec Semlex, préjudicie la nation congolaise pour une longue période sur les plans politico-sécuritaire, administratif et social. D’autant plus que ce consortium a coupé le signal, pendant que l’État congolais n’a pas désigné une nouvelle société qui devrait prendre la relève.

Des recommandations

Eu egard à cette situation, les agents contactés sur place recommandent à l’État de ramener ce dossier à la table des négociations, et d’accorder à Semlex, un moratoire de 19 mois afin de le mettre dans des bonnes conditions psychologiques de pouvoir effectuer le transfert du patrimoine et de la technologie à L’État par l’entremise de l’Administration du ministère des affaires étrangères. Ce qui, dans la mesure du possible, permettra la baisse du prix de ce document identitaire.

Par ailleurs, ils proposent la convocation d’une Commission mixte composée du ministère des affaires étrangères et celui des finances et suggère que la RDC hérite toute la logistique de l’entreprise belge à son compte, de réduire la dépendance et consolider une fois pour toute sa souveraineté en la matière et enfin de revoir à la baisse le prix du passeport.

Il sied de rappeler que c’était le 11 juin 2020 qu’a pris fin le contrat qui liait la RDC au Consortium des Sociétés du Groupe SEMLEX pour l’implémentation d’un système d’identification biométrique national intégrant la production des passeports électroniques biométriques en mode Build, Operate and Transfert (BOT).

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