Débat autour des Ordonnances du 17 juillet 2020 : Prof Raphaël Nyabirungu y revient et enlève les écueils

Dans sa démonstration sans équivoque, il parle, en effet, de 17 articles de la Constitution violés. Il parle également de 5 lois organiques violées. Puis, il y ajoute deux Ordonnances ainsi qu’une loi, insiste-t-il, qui ont été, à son avis, violées. Depuis le 8 septembre 2020, jour au cours duquel il s’était présenté au CEPAS devant un public hétérogène pour apporter sa contribution à la querelle suscitée par la publication, le 17 juillet 2020, d’une série d’Ordonnances présidentielles, Nyabirungu Mwene Songa est resté sur sa soif.

En effet, chaque jour, l’opinion attend qu’à ce débat qui, depuis bientôt deux mois, divise les politiciens, les Avocats, les Magistrats, les Professeurs des Droits dans des Universités, les acteurs de la société civile, les experts et étudiants, un éclairage du Cabinet du Chef de l’État soit donné. Pas besoin de recourir aux propos déplacés, il y a lieu d’y répondre pour mettre fin à la polémique. Car, depuis sa sortie médiatique, les arguments qu’il avait développés continuent encore à tarauder les esprits.

A juste titre, le Professeur Nyabirungu relevait, entre autres, quelques faits dans ces Ordonnances querellées, par exemple, le fait qu’elles se référaient aux propositions des nominations, remue-ménage issues des réunions du Conseil Supérieur de la Magistrature et du Conseil Supérieur de la Défense ou, même, des délibérations du Conseil des Ministres alors qu’en réalité, selon lui, toutes ces décisions-là n’y auraient jamais formellement été débattues, ni abordées.

Par ailleurs, il relevait le fait que le Premier Ministre Sylvestre Ilunga, de retour d’un court séjour de travail à Lubumbashi, lui-même siégeant dans la plupart des ces structures, s’était dit surpris d’en entendre parler, comme tout le monde, sur les antennes de la RTNC. Et qu’en son temps, le Premier Ministre, dans un communiqué Officiel, recuisait le contreseing du Vice-Premier Ministre de l’intérieur apposé en son nom, alors que dans sa lettre au concerné, il lui délimitait le champ de l’exercice de l’intérim.

« Aujourd’hui plus qu’hier, la coalition FCC-CACH a subi tellement les effets de ces Ordonnances qu’une certaine opinion estime qu’il serait souhaitable que le Cabinet du Chef de l’État, dans le cadre de la promotion d’un débat serein, constructif et citoyen, dans un esprit de redevabilité et de transparence, brise, enfin, l’omerta et y réponde points sur points, articles contre articles et arguments contre arguments. A la limite, au cas où il constatait qu’il y aurait vraiment eu des irrégularités, pourquoi ne pas amener le Chef de l’État, le Garant de la Nation, de la Constitution, du bon fonctionnement des Institutions et dont l’inviolabilité de sa personne est consacrée, à rapporter ces Ordonnances tant contestées dans les rangs du FCC’’, a recommandé le Professeur Nyaburungu Mwana Songa, dans sa version actualisée, le 26 septembre 2020, du texte de sa conférence du 8 septembre 2020 au CEPAS.

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