Assemblée Nationale: Jeannine Mabunda se justifie, fait son mea culpa et demande l’annulation de la pétition

La plénière de ce jour présidée par le bureau d’âge provisoire de l’Assemblée nationale, a connu la présence de Jeannine Mabunda. En effet, la speaker de cette institution a tenu éclairer la lanterne des députés nationaux. Notamment, sur la gestion de son administration, que d’aucuns jugent de mitigé. Aussi, de demander le rejet de la pétition visant à sa déchéance à la tête de la chambre basse du parlement.

L’affaire pétition contre Mabunda et son bureau a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Autant d’interprétations ont émaillées de part et d’autres.

Pour ce faire, Jeannine Mabunda refusant de déroger aux règles, précise qu’il n’est jamais de sa nature, d’échapper à toutes pistes de clarification et d’explication. Ce, conformément au règlement intérieur qui concerne la volonté d’informer ses collègues.

D’où, elle apporte sa version des faits, sur les accusations dont elle et sa composition seraient la cible.

L’occasion faisant le larron, s’agissant de la recevabilité de la pétition, cette dernière, mentionne qu’il y avait inexactitude des chiffres. A l’en croire, sur le nombre des pétitionnaires, tantôt certains disaient que le nombre variait à 250 ou plus. Alors que, laisse t-elle entendre, le dernier numéro comportait 251 signatures sans compter les non biffés ou raturés.

De la mauvaise gestion financière

En présence des élus nationaux, la Présidente de l’Assemblée nationale, évoque plusieurs raisons. Tout d’abord, celle-ci serait liée sur la suppression d’un contreseing des opérations bancaires. Ainsi que sur l’absence d’un règlement financier au niveau de l’A.N.

Par ailleurs, Jeannine Mabunda renchérit que cette allégation de mégestion dont on lui reproche est erroné. D’autant plus que, son bureau et elle n’ont pas des signatures exclusives quant à ce, a t-elle fait savoir.

Sur ce, Mabunda rappelle l’auguste assemblée, qu’en date du 7 juillet, une commission indépendante ad hoc, avait, pour la première fois, dans ladite institution parlementaire, mené des investigations puis audité le bureau quant à sa gestion. Cela, en vertu des articles 139 et 140 du règlement intérieur de cette chambre. D’ailleurs, insiste t-elle, le rapport avait été adopté et présenté devant les députés réunis en plénière, au cours de la même date.

Par conséquent, souligne t-elle, qu’en vertu des articles 33 et 39, le Président de l’A.N exerce un rôle d’ordonnateur général, lui donnant un champs d’actions et de supervision de l’ordonnateur délégué, chargé d’assurer ses services.

Par ricochet, Jeannine Mabunda renseigne, que le présent règlement financier est d’application depuis la première législation de la 3è république. Qui, du reste, nécessitait, plusieurs améliorations.

*De la tenue irrégulière des plénières

Pour sa part, Jeannine Mabunda, s’explique  » certaines matières n’ont pas pu être inscrites à l’ordre du jour, suite aux différentes difficultés parmi lesquelles, le bureau a été confronté. A savoir, le contexte lié à la pandémie à covid-19, qui ne permettait pas d’organiser des séances des plénières ».

Dans la même lignée, Jeannine Mabunda rétorque à certaines accusations lui imputées. Parmi les quelles, la non inscription de certains sujets à l’ordre du jour sans préalables. Celle-ci, se justifie, du fait que parfois, le quorum des élus nationaux avait du mal à atteindre son seuil habituel.

S’agissant de son refus à la cérémonie de prestation de serment, des juges constitutionnels  »Ma décision était prise en compte, au cour de la conférence des présidents, tenue le 20 octobre 2020 ». A t-elle, laissé entendre.

En tout état de cause, la speaker de la chambre basse, revient à la charge pour dire, qu’il ne faut pas limiter le contrôle parlementaire uniquement aux débats en plénière.

Sur la pétition visant la déchéance de son bureau

Afin de dissiper certaines zones d’ombres, Jeannine Mabunda a reconnu d’une part, d’être sujet des incidents et accidents au sein de l’hémicycle. Surtout, en ce qui concerne les arriérés de salaire du personnel de l’AN, causés par le retard émanant du Gouvernement de la République.
Tout en notifiant, le contexte complexe avec des matières purement techniques. Qui du moins, demande un fonctionnement optimal suivi des moyens réguliers mis à disposition du bureau, Jeannine Mabunda à l’issue de son allocution, invite les députés signataires au rejet de la pétition sur sa déchéance.

En définitive, la présidente de l’Assemblée nationale a remercié les élus nationaux, de l’opportunité lui accordée de s’exprimer, du haut de la tribune. Elle rassure, à ce propos, les honorables députés, que leurs préoccupations et remarques ont été interceptées.

Joyce Mpiana

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