RDC : Quand UNPC trompe l’opinion ! (Tribune)

L’association sans but lucratif Union nationale de la presse du Congo vient de déclarer avoir radié le Journaliste professionnel Pero Luwara de ce qu’elle appelle « l’ordre corporatif » des journalistes professionnels oeuvrant en République Démocratique du Congo.

Motif, le Journaliste Pero n’a pas satisfait à l’invitation lui lancée pour répondre aux griefs mis à sa charge au sujet de sa récente vidéo diffusée sur la toile.

Luwara s’est occupé bizarrement du Président de la République jusqu’à utiliser certains mots impropres qualifiés de « violation des règles d’éthique et de déontologie des journalistes » congolais.

Nous condamnons ces propos du Journaliste professionnel Pero Luwara. Cependant, il nous est d’un devoir, en tant que chercheur, notamment, dans le domaine des médias, d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur certains aspects législatifs.

Les compétences sont d’attribution ».

Aucune loi du pays ne donne le pouvoir à l’UNPC de sanctionner les journalistes professionnels ni de leur délivrer la carte de presse.

De plus, la profession de journaliste n’étant pas à ordre, on ne peut pas parler de radiation.

L’article 1er des statuts de l’UNPC dit qu’elle est créée conformément à la loi sur les associations sans but lucratif. Une asbl ne peut pas s’arroger le pouvoir d’agir comme un ordre professionnel comparable à l’ordre des avocats, ordre des médecins, ordre des infirmiers, ordre des architectes, etc. En face de l’UNPC, il y a beaucoup d’autres associations sans but lucratif qui regroupent les journalistes professionnels.

L’UNPC ne peut pas être la seule ASBL à « radier » les journalistes professionnels car la Constitution a consacré la « liberté d’association ».

Par contre, la loi organique du CSAC RDC dit à son article 8 troisième tiret :

« Le Conseil a pour mission de veiller au respect de la déontologie en matière d’information. »

Ainsi, en dehors d’une action judiciaire, le cas du journaliste Pero Luwara ne peut être examiné que par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, non pas par une ASBL, grande soit-elle.

Donc, le document ci-dessous publié par l’asbl UNPC ne peut nullement mettre en cause le statut du journaliste professionnel Pero Luwara.

Pour le reste, on peut ou ne pas poursuivre le journaliste pour sa vidéo à problème.

Me Trésor Likonza

RDC : Les prédateurs au pouvoir, le peuple aux abois (Tribune)!

Le digne fils de l’opposant historique de la République démocratique du Congo, Étienne Tshisekedi wa Mulumba n’arrive pas à sanctionner des prédateurs et des jouisseurs sans idéals qui détournent les fonds publics et ternissent l’image du pays où même le social des Congolais est piétiné à ciel ouvert.

Le chef de l’État surnommé “Fatshi Béton” tarde à améliorer la situation sociale, économique et même sécuritaire du peuple. Comme à l’Est du pays, le gouvernement des warriors perd de plus en plus la confiance de la population. En dépit de l’État de siège, les civils continuent d’être tués en masse par les groupes armés notamment les terroristes ADF.

Des journées et des nuits sont très longues dans ce coin du territoire national où les assaillants se pavanent sous la barbe des animateurs de l’État de siège. Au terme de leur balade, les civils en sortent victimes après les violences meurtrières caractérisées par les massacres commis à l’aide des machettes, haches, voir même par coups de feu.

Dans un pays aussi vaste et riche comme le Congo Kinshasa, le gouvernement laisse son peuple aux mains des terroristes qui ravagent tous jusqu’au dernier soupir de sa proie (peuple congolais de l’est).

Avec ce fléau sécuritaire, le président perd de plus en plus son électorat à l’Est du pays.
Pour libérer le Congo de l’emprise des prédateurs, le peuple doit rester éveillé et prudent. Il doit s’assurer lors de la prochaine élection à tous les niveaux. Rien n’est à espérer du gouvernement issus de l’Union sacrée de la nation qui est caractérisé de la corruption et est incapable de donner le sourire au peuple congolais, victime d’un leadership chaotique.

Les élections s’annoncent bientôt. Wait and see!

Samuel KATEMBO BIN MWERIVWA (Journaliste et analyste politique)

[Bras de fer entre le camp yuma et le conseil d’État] Élection à la FEC: Dieudonné Kasembo seul maitre au bord

Dans un communiqué officiel parvenu à Axenordsud média ce mardi 22 décembre 2020, le Greffier en chef du Conseil d’État fixe l’opinion sur le maintien de la date du mercredi 23 décembre 2020, prévue pour l’organisation de l’élection du Président au Conseil d’Administration de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). Une décision qui intervient un mois, après l’annulation des résultats du scrutin par cette haute juridiction. Qui, d’emblée avaient permis à Albert Yuma d’être élu.

A cet effet, il est renseigné dans le présent communiqué, la réception et rétention d’ une seule candidature déposée pour le poste du PCA à la FEC. En l’occurrence, celle de Dieudonné Kasembo Nyembo. Et donc, le conseil d’État par l’entremise de son Greffier en chef, prend acte de l’unique liste de la candidature définitive.

Rappelons que lors du communiqué du 16 décembre 2020 émanant du conseil d’État, fixant le calendrier pour la réorganisation de ladite élection, Albert Yuma et ses avocats s’y étaient opposé farouchement. Selon eux, cette instance judiciaire n’était pas compétente de trancher moins encore qualité de prendre des décisions d’envergure.

Axenordsud média

Ci-dessous, le détail du communiqué

RDC:Lamentable dépassements budgétaires à la Présidence de la République en 2019

L’honorable Fidèle Likinda, ayant pris part à la plénière du projet de loi de reddition des comptes exercice 2019, regrette la boulimie budgétaire qu’a fait montre la Présidence de la République. Ce, après audition du rapport de la reddition des comptes exercice 2019, présenté par le ministre des Finances Sele Yalaghuli. Fidèle Likinda, à travers une interview accordée à la presse le vendredi 13 novembre, déplore ce manque de patriotisme ayant caractérisé la Présidence de la République. L’élu d’Ikela exige à cet effet, la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.

« Nous, députés nationaux, sommes Autorité budgétaire et avons deux missions : celles de légiférer et de contrôler. Nous allons demandé au bureau de l’Assemblée nationale d’initier une commission d’enquête parlementaire pour voir comment on a dilapidé les fonds du contribuable congolais qui croupit dans la misère. En matière de dépassement budgétaire, aujourd’hui c’est pire qu’avant. Le peuple doit voir comment le pays est géré. Je ne sais pas qu’est-ce qui nous reste encore si on épuise les réserves internationales », s’indigne-t-il.

« La reddition des comptes est une loi de justification des comptes de l’État que le gouvernement ou la République avait géré pendant l’exercice clos. Ceci est ma troisième législature et je vous dis qu’avec mon expérience, la reddition des comptes pour 2019 est scandaleuse. Je vous explique par exemple qu’il y a un problème avec les réserves internationales, qui sont des fonds qu’on préserve au niveau de la Banque centrale pour des questions d’intérêts nationaux », a-t-il renchérit.

Et de poursuivre, « étant député, je vous rappelle qu’à la fin de l’exercice 2018, au départ du président honoraire Joseph Kabila, les réserves internationales étaient plus d’1 milliard de dollars, au regard des documents qui nous ont été remis. Au standard africain, les réserves doivent être capables de supporter 12 semaines d’importations. Aujourd’hui, vous pouvez vérifier, nos réserves internationales qui appartiennent aux contribuables congolais ont été dilapidées. Par qui ? Je comprends pourquoi le régime actuel a fait retarder l’entrée du gouvernement. Le régime a attendu 7 mois, tout en gérant les fonds de la République comme si c’était une petite boutique familiale. Le projet de 100 jours n’a pas été budgétisé. Un régime responsable aurait dû revenir chez les législateurs que nous sommes pour demander une loi rectificative pour insérer ce projet. Toutes les finances engagées dans ce projet était un détournement. »

Pour conclure, « si par exemple à propos de la Présidence, on vous dit qu’il y a eu un dépassement de 307%, et que vous constater que pour le crédit d’investissement en faveur des provinces la consommation est nulle, c’est-à-dire que nous sommes un pays condamné à consommer et non à investir. »

Lors de la plénière de mercredi dernier, le ministre des Finances Sele Yalaghuli était devant les élus nationaux. Il expliquait de quelle manière le gouvernement a collecté et affecté l’argent du Trésor public durant l’exercice 2019. Bien que l’année 2019 a vu les finances être maximisées à l’ordre de 66% des assignations, les députés nationaux dont Fidèle Likinda, ont déploré entre autres le dépassement budgétaire par la Présidence. Et exigent, de toute urgence, une commission d’enquête parlementaire.

Taux des dépassements budgétaires scandaleux à la Présidence de la République en 2019

Liste civile: 293%bb;
Primes & gratifications: 1 146,94%;
Fournitures: 3 632,5%;
Frais des missions extérieures: 3 470,93%;
Titre voyage intérieur: 13 862,17%;
Frais d’hébergement: 9 540,91%.

En plus de sa liste civile de 624.745,04$/mois, Félix Tshisekedi a bénéficié du taux le plus élevé du dépassement de salaire:
Sur les prévisions du traitement de base du Président de la République de 181.001,96$ (=15.083,49$/mois), il a été payé: 2.442.258,54 (=203.521,54$/mois)

Redaction

RDC:Kabasu Babu exige un audit à la Présidence

L’IGF étant contrôlée par la présidence ne peut donc pas être juge et partie. Il est donc impérieux que la Cour des Comptes soit mise à contribution pour établir l’orthodoxie financière de la présidence comme service public. Le Parlement devrait exiger la réduction des rémunérations excessives  dans ce service public.

La validation de ses crédits pour l’exercice 2021 devrait être conditionnée à la réalisation préalable de cet audit. Il est aussi indispensable qu’une évaluation indépendante de l’exécution de tous les programmes de la Présidence ainsi que son système managérial soit initiée. L’État de Droit ne peut pas être déployé en sens unique’’, écrit Hubert Kabasu Babu Katulondi, dans une lettre ouverte adressée aux Députés et Sénateurs.  Sous la casquette de ‘’Gardien Intellectuel’’ de la République,il rappelle que c’est au niveau de la gestion budgétaire, un instrument essentiel de la bonne gouvernance étatique, que la situation est très dramatique.

 
Déjà,  au 31 mai 2019, ce service public avait consommé près  de 98 % de son budget de toute l’année, soit FC 132 milliards (USD 75 millions) sur des crédits budgétaires de FC 143 milliards. Cette transgression de la Loi Financière de l’exercice 2019 s’est quasiment systématisée avec désinvolture en 2020.

En effet, au 31 mai 2020 les charges rémunératoires de ce service de l’État se sont chiffrées à FC 68 milliards ($36,7 millions) contre les allocations budgétaires de FC 42 milliards sur cette période, soit un dépassement de 161%.

En clair, il indique que   ces rémunérations ont été triplées, des individus engagés, des structures créées, selon une rationalité financière et managériale qui demeurent inconnue par les Congolais (dont les salaires ont entretemps enregistré un dramatique amenuisement dans cette période noire de la Covid-19).

Pour le troisième trimestre  de 2020 (juillet-aout-septembre), le dérapage budgétivore s’est accéléré. Ce service public a consommé pour le seul mois de juillet 2020, toutes les allocations trimestrielles, soit FC 34,6 milliards (USD 17,6 millions)  sur les prévisions de FC 30,4 milliards (USD 16 millions).

Finalement, en huit mois, ce service public a ingurgité toutes les allocations budgétaires des rémunérations soit USD  55 millions sur les crédits de USD 50 millions devant couvrir 12 mois ! Le trésor public devra donc suppléer avec USD 27,5 millions.

 
A son avis, la ‘’Présidence fonctionne comme un électron libre, dans l’opacité totale, sans aucune redevabilité, comme une véritable cour monarchique. Et la société et les institutions sont toutes tétanisées face à cette gravissime répudiation de la bonne gouvernance.

Et, pourtant, les experts en la matière notent que ce type des dépassements excessifs systématisés de la rubrique budgétaire des rémunérations dans les services publics est symptomatique des détournements généralisés des ressources de la République qui seraient affectées aux fins non autorisées par la Loi Financière de l’État.’’.

Plus loin, dans cette même lettre aux Députés et Sénateurs, Kabasu Babu rappelle, par ailleurs, que ‘’le procès sur le détournement de USD 57 millions relatifs au programme de 100 jours du président a révélé des dysfonctionnements insolites de ce service public.

Mais,  aucune disposition corrective n’a jamais été implémentée de manière transparente pour assurer les citoyens que des forfaits de ce type ne seront plus savamment orchestrés au niveau de l’institution directrice de l’État. Alors que, dans l’entretemps, la Présidence a initié d’autres programmes dont  leurs implications budgétaires et leurs transactions financières ne sont jamais établies de manière transparente’’.

 
A ce jour, réaffirme-t-il,  leurs indicateurs des performances-impacts sont inconnus par les citoyens et par le Parl

Axenordsudmedia

Le torchon brûle au Haut-Katanga: Base Bibanga de l’UDPS sème des troubles et l’insécurité à Kasumbalesa!

Tracasseries, insécurité, actes de vandalisme et autres, battent ses pleins dans le Haut-Katanga. Un groupe de militants de l’UDPS dénommé « Base Libanga » est auteur de tous les maux qui rongent la population de ce coin de la RDC. Ces inciviques font la loi à Kasumbalesa. Ils se sont mis à récolter les taxes et autres redevances dans le chef de la population, tout en défiant les autorités publiques de cette partie.

Cette cacophonie dans la province du Haut-Katanga, a été confirmée par la conseillère en communication du gouverneur de cette province, Mamina Masengo. Cette dernière a laissé entendre, à travers une émission télévisée à Kinshasa « Bosolo na politik », que ces militants ont érigé un cachot illégal à Kasumbalesa dans lequel ils enferment tous ceux qui ne respectent vraisemblablement pas leurs lois ainsi que le refus de s’arrêter lors de la descente du drapeau de leur parti.

Dans son élan, Mamina Masengo, conseillère en communication du gouverneur du Haut-Katanga a indiqué le VPM en charge flde l’Intérieur, lors de son passage dans le Grand Katanga, avait ete informé de cette fameuse « Base Libanga » semeur des troubles. D’emblée, Gilbert Kankonde avait fustigé ce comportement des militants de son parti et en même temps, il avait lâché qu’ils ne peuvent pas se substituer à l’État.

Le peuple d’abord?

Les observateurs avertis, craignent de voir ces militants l’UDPS chamboulent en milices, en dépit des terreurs semées dans cette province. Le peuple d’abord. L’espoir fait vivre, dit-on!
De quoi s’agit-il ? D’un slogan démagogique ? D’un raccourci appelé à combler un vide idéologique ? Non, a répondu de son vivant le Sphinx de Limete, « Ya tshitshi ». “Le peuple d’abord, avait-il déclaré lui-même, c’est le projet de société de l’UDPS »; un projet qui s’inscrit dans le droit fil du solidarisme dont il fut un ardent défenseur.

Le peuple d’abord, c’est le résumé d’une vie consacrée aux Congolais, la réaffirmation d’un nationalisme vivace, et le rappel d’une foi inébranlable en tout ce qui touche à l’égalité des chances, aux libertés publiques et individuelles, à la solidarité nationale, à la démocratie et au progrès social.

C’est aussi une stratégie de combat qui permet de garder le cap, un rappel à l’ordre aux récalcitrants qui excellent dans les antivaleurs, un appel vivifiant pour la promotion des valeurs éthiques, et un projet de développement mental destiné à débarrasser le peuple de toute peur et à l’émanciper pour qu’il puisse se prendre en charge.

Ce testament qu’a laissé Étienne Tshisekedi est encore loin d’être donné au peuple congolais qui, depuis l’indépendance, ne rêve qu’à un Congo plus beau qu’avant.

Axenordsudmédia

RDC: La Radio télévision nationale congolaise « sous contrôle » de la Présidence de la République

S’assigne à une mission d’être « l’Église au milieu du village », et au service de la population congolaise pour une bonne diffusion et la fiabilité des informations, la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), a toujours connu des problèmes très sérieux depuis l’époque du Zaïre en ce qui concerne le contrôle de ses informations par la Présidence de la République. Cependant, depuis l’investiture du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo le 24 janvier 2019, plusieurs sources concordantes dévoilent que la télévision de l’état est désormais sous la coupe réglée de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), la présidence de la République fait la censure de tous les éléments qui doivent être diffusées. A ces sources d’ajouter, l’éthique et la déontologie journalistique n’ont plus leurs raisons d’être dans ce média où les journalistes travaillent, sous contrainte, pour plaire une partie de gens.

Ce géant bâtiment de la voix du peuple, qui devient de plus en plus agréée à la présidence de la république, est prie aussitôt en otage par le service de l’ANR qui, du reste, détient de loin et de près la télécommande pour zapper et choisir de quoi à diffuser. Visiblement, c’est le retour de la dictature médiatique du Zaïre. Seuls les images du Président de la République et de sa famille politique peuvent passer tout le long de la journée.
Des sources fuitées de la RTNC affirment le rejet des spots des messages d’appel à la mobilisation pour les marches émanant des partis du Front Commun pour le Congo, voire même ceux de l’opposition.

Déjà, le Premier Ministre, Ilunga Ilunkamba Sylvestre, membre de la famille politique du FCC n’a pas n’en a pas fait exception. En effet, certaines indiscretions des services de la primature soutiennent d’avoir tenté de faire passer à deux reprises leurs communiqués, malheureusement, rejetés par la direction de la télévision nationale. A l’instar de la position prise par le Premier Ministre au sujet des ordonnances présidentielles sur le remue-ménage au sein de l’armée et de l’appareil judiciaire, à tous ceux-ci s’ajoute l’arrestation de l’ancien vice-premier ministre de la justice, Célestin Tunda ya Kasende, conduit, manu militari, au parquet général près la Cour de Cassation.

La liberté d’expression est-elle bafouée en RD Congo?

La République Démocratique Congo, depuis le début de l’année 2020, a enregistré cas d’atteinte à la liberté d’expression, plusieurs médias censurés par des autorités politiques à travers le pays, plusieurs personnes ont été injustement interpellées et menacées par des messages d’intimidation pour outrage. Un avocat de 33 ans d’âges au nom d’Henri KALEMAZA, porte-parole du Parti Congolais pour le Progrès (PCP) dans la province du Sud-Kivu, est détenu depuis le 4 mars de l’année en cours pour « Outrage » au gouverneur de la province. Il a été arrêté plus tard dans le studio d’une radio de la place.

« J’ai commencé par recevoir des messages d’intimidations sur Whatssap venant des cellules de communication et d’investigation du gouvernorat, me disant de ne plus aller dans les émissions et d’arrêter de critiquer la gouvernance de la province », avait-t-il déclaré à Human Rights Watch.

Henri Magie, le vice-président de la ligue des jeunes du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) de l‘ex-président de la République, Joseph Kabila, a été arrêté, le 16 mai dernier pour outrage, par deux jeeps de la police avec des éléments lourdement armé comme si on venait pour arrêter Ben Laden ou un braqueur de banques. Et suite, condamné à 18 mois de prison pour avoir dit lors d’une interview dans les medias que Félix Tshisekedi n’avait pas gagné les élections de 2018.

« Tshisekedi devrait faire marche arrière et mettre un terme à cette répression croissante de la liberté d’expression et de réunion pacifique », a déclaré Thomas Fessy, chercheur principal pour la RD. Congo, dans le rapport de l’Ong Human Rights Watch publié le 22 juillet dernier, ce, avant d’ajouter :  « Le Président, Félix Tshisekedi devrait reconnaître que les attaques contre les journalistes et les détracteurs pacifiques sont une atteinte à la démocratie ».

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